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    La communication visuelle de votre mémoire technique : comment faire la part des choses ?

    Un bon mémoire technique peut faire la différence entre l’acquisition ou la perte d’un marché. Si le contenu technique prime toujours, la forme de votre mémoire va influencer la perception que l’acheteur aura de votre travail. Il faut toutefois l’adapter au type de marché auquel vous répondez.

    Mais comment faire la différence entre le nécessaire, le petit plus qui fait plaisir, et le carrément superflu qui vous pénalisera? Avaeda s’est penché sur la question.

    L’importance de la forme

    Un mémoire technique est un exercice de style très particulier: un document qui peut parfois être long. Et comme tout texte, il gagne beaucoup à être lisible. La forme de votre mémoire technique est extrêmement importante, car c’est grâce à elle que votre contenu sera compréhensible.

    Certains éléments, qui font la force de tout texte écrit, sont aussi importants dans un mémoire technique. Pour aider la compréhension de votre audience, il est essentiel de travailler la clarté, l’accessibilité, et s’assurer que le document est bien structuré. En effet, votre public cible est varié, car les évaluateurs ne sont pas toujours experts techniques.

    Cela présente de plus un certain gain de temps: un document bien structuré permet aux évaluateurs de trouver rapidement des informations clés, ce qui joue en votre faveur.

    Respectez les règles de forme

    Alors, même si on ne vous le demande pas, consacrez du temps à la structure d’un texte et des visuels qui l’accompagnent:

    • syntaxe: la structure des phrases doit être simple. Ces dernières doivent être plutôt courtes, ce qui les rend plus faciles à lire.
    • orthographe: veillez à vérifier l’orthographe de votre texte. Pensez à vous aider d’un correcteur!
    • polices (taille et style): ne jouez pas avec les polices, restez simples.
    • noms propres et titres: faites bien attention à l’écriture des noms propres, et plus particulièrement à tout ce qui a trait à votre interlocuteur.
    • taille et qualité des images: évitez les images pixellisées ou trop grandes.

    Tous ces éléments témoignent de votre professionnalisme: une présentation soignée, transmet votre rigueur et vous permet d’inspirer confiance.

    Evitez le superflu

    Dans Terre des Hommes, Antoine de Saint Exupéry écrit que “La perfection est atteinte, non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à retirer”. Quand il s’agit de transmettre un long texte, dans lequel on a ajouté de nombreux éléments non demandés, voulant parfois faire trop bien les choses, on donne un travail supplémentaire à notre lecteur.

    Le plus simple, le plus évident – et le plus efficace – est tout simplement de respecter les consignes données dans le dossier de consultation. Ce dernier vous transmet souvent des informations concernant la longueur attendue, le format du fichier, ou d’autres instructions.

    Si vous choisissez d’ignorer ces règles de forme (police, pagination, structure, nombre de pages), vous pouvez vous exposer à une disqualification. N’oubliez pas qu’un document conforme aux attentes formelles évite aux évaluateurs de perdre du temps à s’adapter à un format inhabituel.

    Ne cachez pas vos faiblesses

    Parfois, notre proposition n’est pas aussi forte que nous le souhaiterions. Vous pourriez pensez que de faire appel à un expert du design peut relever le niveau de votre mémoire technique, mais ce serait une erreur, pour deux raisons.

    La première, c’est qu’un design magnifique ne cachera jamais une proposition bancale.

    La seconde, c’est que votre acheteur est un lecteur averti et reconnaîtra l’artifice au premier coup d’œil. Vous aurez perdu des ressources (temps, énergie, argent) pour rien.

    Si vous devez arbitrer votre temps, mieux vaut un mémoire fluide, structuré et cohérent qu’un document “graphique” mais creux.

    Les bonnes pratiques

    Une mise en forme claire, aérée et hiérarchisée vous permettra de vous distinguer. Même si vous n’avez pas d’instructions spécifiques, la lisibilité et la structuration participent à la bonne perception de la qualité de votre offre.

    Voici ce que nous vous recommandons de mettre en pratique dans vos mémoires techniques.

    • Page de garde claire (titre, objet du marché, date, logo sobre).
    • Sommaire interactif si votre document est au format PDF, pour permettre aux lecteurs d’aller consulter directement les éléments spécifiques de votre mémoire technique.
    • Réutiliser les termes des critères de jugement dans le chapitrage de votre mémoire technique, pour que les différents lecteurs puissent trouver immédiatement les informations qui le concernent spécifiquement.
    • Uniformité graphique : une charte simple (2 couleurs maximum, des typographies cohérentes).
    • Visuels utiles : schémas explicatifs, organigramme du projet, ou encore une frise de planning.
    • Encadrés de synthèse ou “points forts” pour chaque section.
    • Numérotation et titrage normalisés (ce qui facilite la notation).

    Évitez les effets, comme des fonds pleins, photos décoratives, animations inutiles. L’objectif est d’avoir un document professionnel et agréable à lire, pas une plaquette commerciale ! Dans tous les cas, Avaeda met automatiquement en place ces éléments pour vous permettre d’avoir ce petit plus qui vous détache du lot sans vous pénaliser — et sans y passer du temps.