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    Quels sont les différents types de marché public ?

    Vous venez de refuser un marché public à bons de commande parce que vous pensiez qu’il s’agissait d’un accord-cadre. Votre concurrent, lui, a parfaitement identifié le type de marché et la procédure de passation. Il a adapté son offre en conséquence et remporté ce contrat de prestations informatiques de 400K€ sur 3 ans.

    Cette confusion entre les différents types de marchés publics coûte cher. Mais le problème est plus profond : la plupart des candidats ne comprennent pas comment classifier un marché public. Il existe trois dimensions distinctes qui s’articulent entre elles :

    1. La nature du marché : travaux, fournitures ou services (ce que l’acheteur public acquiert)
    2. La procédure de passation : adaptée, formalisée, négociée, dialogue compétitif (comment l’acheteur organise la mise en concurrence)
    3. La forme contractuelle : marché simple, accord-cadre, marché global, bons de commande (la structure juridique du contrat)

    Ce guide décrypte les catégories de marchés publics, les procédures et les formes particulières selon le Code de la commande publique. Vous découvrirez les montages hybrides émergents que 80% du marché ne détecte pas encore.

    Qu’est-ce qu’un marché public ?

    Définition et cadre juridique

    Un marché public est un contrat conclu à titre onéreux entre un acheteur public (État, collectivité territoriale, établissement public) et un opérateur économique pour répondre à un besoin en travaux, fournitures ou services. Cette définition marché public constitue la base du droit des marchés publics.

    Le Code de la commande publique encadre ces procédures depuis 2019. Il impose trois principes des marchés publics : liberté d’accès à la commande publique, égalité de traitement entre les candidats et transparence des procédures de passation. Selon l’Observatoire économique de la commande publique, les marchés publics représentent environ 8% du PIB français.

    Ces contrats sont passés par des personnes publiques ou des entités soumises au droit public dans le cadre de leur activité économique pour assurer le fonctionnement des services publics.

    Pourquoi connaître les types de marchés est essentiel

    Identifier le type de marché vous évite de perdre du temps sur des consultations inadaptées, vous préparez le bon format de réponse avec les documents marchés publics appropriés, et vous anticipez les exigences spécifiques de chaque procédure.

    Cette maîtrise devient décisive quand vos équipes gèrent plusieurs réponses simultanément. Vous priorisez selon la nature, la complexité et l’adéquation avec vos capacités. 

    Choisir un type de marché adapté à vos compétences optimise votre taux de réussite. Pour approfondir votre stratégie de réponse, consultez notre guide complet sur comment répondre à un appel d’offres.

    Les trois grandes catégories de marchés publics

    Les marchés de travaux

    Les marchés publics de travaux concernent la construction, la rénovation ou l’aménagement d’ouvrages : infrastructures routières, bâtiments publics, réseaux d’assainissement. L’objet du marché porte sur la réalisation d’ouvrages de bâtiment ou de génie civil.

    Ces marchés imposent des qualifications spécifiques selon leur montant du marché. Les entreprises du secteur BTP doivent justifier de garanties financières, d’assurances décennales et de références similaires. Le cahier des clauses techniques particulières (CCTP) détaille les spécifications techniques, les matériaux et les normes à respecter.

    Caractéristiques : délais d’exécution longs, pénalités de retard importantes, exigences strictes en sécurité. Ces marchés de travaux peuvent être fractionnés en tranches conditionnelles pour permettre une acquisition progressive selon l’avancement du projet.

    Les marchés de fournitures

    Les marchés publics de fournitures portent sur l’achat de biens : équipements informatiques, mobilier, véhicules, licences logicielles. L’acheteur recherche des produits standardisés ou des fournitures spécifiques selon un cahier des charges. Le fournisseur s’engage sur des quantités définies.

    Pour les systèmes d’information, ces marchés incluent matériel, logiciels et prestations d’installation. La pondération du critère prix varie selon la complexité des fournitures, rendant ces marchés généralement compétitifs sur le plan tarifaire.

    Les délais de livraison et les conditions de maintenance constituent des éléments différenciants. Certains marchés peuvent inclure une location avec option d’achat ou un système de crédit-bail pour répartir les coûts.

    Les marchés de services

    Les marchés publics de services couvrent des prestations très variées : conseil, études, maintenance, formation (services intellectuels) ou nettoyage, surveillance, restauration collective, sécurité (services opérationnels). Le point commun : le résultat est une prestation fournie par un prestataire de services, qu’elle soit immatérielle ou physique.

    La procédure applicable dépend du montant du marchéet non de son objet. Un marché de nettoyage de 30 K€ suivra typiquement une MAPA tandis qu’un autre marché de nettoyage de 400 K€ relèvera d’une procédure formalisée. Pour les services intellectuels (conseil, audit, études), la même logique s’applique : le montant commande la procédure.

    Le mémoire technique représente généralement 40 à 60% de la notation. L’acheteur évalue votre compréhension des enjeux, votre méthodologie et vos moyens humains pour réaliser la prestation.

    Pour identifier rapidement dans quelle catégorie se situe votre activité, voici des exemples concrets de marchés publics par type :

    • Marchés de travaux : construction de routes, rénovation de bâtiments scolaires, installation de réseaux d’assainissement, aménagement d’espaces publics, construction de ponts…
    • Marchés de fournitures : équipements informatiques, mobilier de bureau, véhicules administratifs, logiciels et licences, fournitures scolaires…
    • Marchés de services : études techniques, maintenance informatique, nettoyage de locaux, formation du personnel, conseil en stratégie…

    Les types de procédures de la commande publique

    La procédure adaptée (MAPA)

    En 2025, la procédure adaptée s’applique aux marchés sous les seuils européens définis par la Commission européenne :

    • Services et fournitures de l’État : 143 000 € HT
    • Services et fournitures des collectivités territoriales : 221 000 € HT
    • Travaux (tous acheteurs) : 5 538 000 € HT
    • Services sociaux et autres services spécifiques : 750 000 € HT

    Le pouvoir adjudicateur dispose d’une grande flexibilité : modalités de publicité et de mise en concurrence, critères d’attribution, contenu du dossier. Il doit respecter les principes de transparence et d’égalité de traitement sans obligation de publicité ni mise en concurrence formelle en dessous de certains seuils.

    Pour les candidats : délais courts, formalités allégées, mais réactivité obligatoire face à la concurrence. Le formulaire de candidature reste simplifié.

    La procédure formalisée

    Au-delà des seuils européens, la procédure formalisée est strictement encadrée. L’acheteur public doit passer par une publication obligatoire au Journal officiel de l’Union européenne (JOUE) et au BOAMP. Des délais minimaux sont imposés pour garantir une mise en concurrence effective. 

    Pour information, les étapes obligatoires suivies par l’acheteur sont :

    1. publication de l’avis de marché
    2. transmission du dossier,
    3. analyse des offres selon les critères de jugement,
    4. notification avec délai de standstill.

    Ces règles assurent le respect du droit des marchés publics.

    Documents exigés : 

    • DC1/DC2 ou DUME,
    • attestations fiscales et sociales,
    • capacités techniques et financières.

    Tout dossier incomplet peut être écarté. L’organisation rigoureuse de votre réponse est déterminante.

    Tableau comparatif MAPA vs Procédure formalisée

    CritèreMAPAProcédure formalisée
    Montants< 143k€ (services/fournitures État)
    < 221k€ (services/fournitures Collectivités)
    < 5 538M€ (travaux)
    > seuils européens
    PublicationLibre (profil acheteur suffit)BOAMP + JOUE obligatoire
    Délais minimauxLibres (souvent 15-30 jours)35 jours (AO ouvert) / 30 jours (AO restreint)
    FormalismeSimplifiéStrict (DC1/DC2 ou DUME)
    Délai avant signatureNon obligatoire11 jours minimum (standstill)

    Les seuils indiqués sont ceux applicables pour 2024-2025 selon Service-Public.fr (vérifié le 01 janvier 2025). Le délai avant signature (standstill) permet aux candidats non retenus de contester la décision avant la signature définitive du marché.

    L’appel d’offres

    Appel d’offres ouvert : toute entreprise peut candidater. C’est la procédure la plus courante. L’acheteur examine simultanément candidatures et offres pour attribuer le marché à l’offre économiquement la plus avantageuse.

    Appel d’offres restreint : fonctionne en deux temps. Seules les entreprises présélectionnées reçoivent le dossier complet.
    Utilisé pour les marchés complexes ou limiter le nombre de candidats. Cette procédure permet une meilleure gestion du processus de sélection.

    Le marché est attribué au candidat présentant l’offre économiquement la plus avantageuse. Aucune négociation n’est possible après le dépôt des offres. Cette règle contraignante garantit l’égalité de traitement entre tous les candidats.

    La procédure avec négociation

    La procédure avec négociation permet à l’acheteur de discuter avec les candidats pour améliorer leurs offres. Situations spécifiques autorisées : conception-réalisation, marchés de partenariat, besoins nécessitant adaptation, échec d’une procédure de passation précédente.

    Les règles diffèrent entre pouvoirs adjudicateurs (État, collectivité) et entités adjudicatrices (entreprises publiques secteur eau, énergie, transports). Le recours à cette procédure doit être justifié pour des raisons techniques ou économiques.

    Elle vous permet d’affiner votre proposition après les premiers échanges. La souplesse des négociations facilite la mise en œuvre de solutions innovantes adaptées aux besoins réels.

    Le dialogue compétitif

    Le dialogue compétitif est utilisé pour des projets très complexes où l’acheteur ne peut pas définir seul les moyens techniques ou juridiques selon des phases distinctes : 

    • sélection des candidats, 
    • dialogue avec chacun, 
    • offres finales, 
    • attribution.

    Durant le dialogue, les échanges sont confidentiels pour élaborer progressivement une solution sur tous les aspects : technique, exécution, juridique, financier. Cette procédure s’applique aux projets complexes nécessitant une phase d’exploration.

    Positionnez-vous sur les marchés qui suivent cette procédure si vous disposez d’un avantage compétitif réel, car elle exige des ressources importantes sur plusieurs mois sans garantie de succès.

    Les formes particulières de marchés publics

    Les marchés globaux

    Les marchés globaux regroupent plusieurs prestations en un contrat de marché public unique. Les deux formes principales sont :

    Conception-réalisation : associe maîtrise d’œuvre et exécution des travaux

    Marché global de performance : ajoute exploitation et maintenance avec engagement sur des résultats mesurables

    Ce montage optimise la coordination entre phases et responsabilise l’attributaire sur le résultat. L’acheteur bénéficie d’un interlocuteur unique et d’engagements de performance. La rémunération peut être liée à l’atteinte d’objectifs de développement durable.

    Vous devez maîtriser la chaîne complète ou constituer un groupement d’entreprises complémentaires. La complexité juridique et financière est importante. Ces contrats peuvent inclure des concessions pour l’exploitation d’un service public.

    Les marchés à bons de commande

    Les marchés à bons de commande établissent une relation sans engagement ferme sur quantités. L’acheteur définit minimum et maximum, puis émet des bons de commande selon les besoins réels pendant la durée du marché.

    Cette formule offre à l’acheteur de la flexibilité pour les achats récurrents à volumes fluctuants : fournitures bureau, maintenance informatique, formations. Vous garantissez une capacité de réponse rapide. Le marché peut être fractionné en lots pour répartir les risques.

    L’acheteur ajuste ses dépenses sans relancer de consultation. Pour vous : visibilité sur une longue période malgré l’incertitude sur les volumes. Cette forme contractuelle facilite la gestion budgétaire côté acheteur avec des crédits votés progressivement.

    Les accords-cadres

    Les accords-cadres définissent les conditions de marchés futurs pendant une durée déterminée (maximum 4 ans selon l’article L2125-1 du Code de la commande publique). Ils établissent les termes généraux (prix unitaires, clauses, niveaux de service) sans obligation d’achat. La personne publique peut ainsi organiser ses futures acquisitions à son rythme et en fonction de ses besoins.

    Il existe deux variantes selon la gouvernance :

    • Accord-cadre mono-attributaire :  une seule entreprise exécute tous les marchés subséquents.  Il n’y a pas de nouvelle mise en concurrence.
    • Accord cadre multi-attributaires : plusieurs entreprises sont pré-sélectionnées et mises en concurrence lors de chaque consultation ultérieure par l’administration.

    À ne pas confondre avec le marché à bons de commande : dans un accord-cadre, chaque prestation peut faire l’objet d’un marché subséquent (avec éventuellement mise en concurrence). Dans un marché à bons de commande, tous les éléments sont fixés dès le départ. L’acheteur émet simplement les bons selon ses besoins, sans nouvelle consultation.

    L’accord-cadre simplifie les procédures pour les achats répétitifs. L’investissement initial est important, puis les formalités sont réduites pour les marchés subséquents. Cette formule est particulièrement adaptée aux besoins industriels récurrents et au fonctionnement courant des services.

    Configurations contractuelles avancées : opportunités méconnues

    Accords-cadres à exécution mixte : bons de commande et marchés subséquents combinés

    ACCORD-CADRE UNIQUE

        -> Partie A : Bons de commande (prestations simples/récurrentes)

        -> Partie B : Marchés subséquents (prestations complexes)

    Le Code de la commande publique autorise les montages hybrides où un même accord-cadre s’exécute en partie par marchés subséquents et en partie par bons de commande, à condition que l’acheteur identifie clairement les prestations relevant de chaque partie.

    Exemple : accord-cadre de prestations informatiques. Interventions standards (remplacement matériel, dépannage) par bons de commande avec prix fixes. Projets spécifiques (migration infrastructure, développement sur-mesure) via marchés subséquents avec remise en concurrence.

    Comment les repérer ? Scrutez l’article du règlement décrivant les modalités d’exécution. Repérez les formulations suivantes : « exécuté en partie par bons de commande et en partie par marchés subséquents », « deux catégories de prestations ». Le cahier des clauses administratives particulières (CCAP) précise les seuils.

    Votre stratégie : valorisez votre double compétence. Pour les bons de commande : misez sur des prix compétitifs, votre disponibilité et vos délais courts. Pour les marchés subséquents : mettez en avant votre expertise technique, vos innovations et votre méthodologie éprouvée. Cette approche répond à un principe d’efficacité économique.

    Marchés subséquents constitués en accords-cadres à bons de commande

    ACCORD-CADRE INITIAL (niveau 1)

        -> Marché subséquent n°1 (niveau 2)

                -> Ce marché subséquent fonctionne lui-même comme un accord-cadre

                        -> Bon de commande A

                        -> Bon de commande B

                        -> Bon de commande C

    L’article R2162-7 autorise les marchés subséquents à prendre eux-mêmes la forme d’un accord-cadre fixant toutes les conditions et exécuté par bons de commande. Cette structure à deux niveaux doit être publiée au Journal officiel pour garantir la transparence de la procédure. Vous répondez à un accord-cadre initial. Si vous êtes attributaire d’un marché subséquent, celui-ci fonctionne comme un mini accord-cadre avec bons de commande. Cette organisation permet de gérer des volumes importants sur plusieurs années.

    Un accord-cadre de prestations informatiques peut générer des marchés subséquents en bordereau de prix unitaire avec différentes prestations (infogérance serveurs, logiciels), chacune commandée via bons spécifiques.

    Comment les identifier ? Le DCE indique que « les marchés subséquents pourront prendre la forme de marchés à bons de commande« . Ces montages concernent généralement des montants élevés (plusieurs millions) sur 3-4 ans, où chaque marché subséquent représente une fraction du total.

    Cette architecture contractuelle crée trois niveaux de sécurisation imbriqués : l’accord-cadre initial vous positionne comme présélectionné, les marchés subséquents vous confèrent des commandes fermes, et les bons de commande qui en découlent vous offrent un flux de trésorerie régularisé. Chaque étape consolide votre position auprès de l’acheteur.

    Adapter sa stratégie selon le type de marché

    Lire attentivement les documents de consultation

    Le règlement de consultation précise les modalités de candidature, les critères de jugement avec pondération, et les conditions de transmission. Ces documents du marché public sont essentiels pour comprendre les attentes.

    Identifiez les attentes dans le cahier des charges technique (CCTP) : exigences techniques, normes, résultats attendus. Les critères de jugement indiquent où concentrer vos efforts : technique, prix, délais, valeur ajoutée. L’objet du marché doit guider votre réponse.

    Repérez les pièges : 

    • pénalités importantes, 
    • clauses déséquilibrées, 
    • contraintes d’exécution difficiles. 

    Prenez une décision Go/No-Go éclairée avant d’investir dans le processus de réponse qui peut être coûteux en ressources.
    Remarque importante : certains marchés imposent des obligations spécifiques liées au développement durable.

    Adapter son offre selon la procédure

    MAPA : privilégiez une réponse rapide avec un dossier concis qui présente vos éléments différenciants. Votre agilité face aux délais serrés constitue un atout. 

    Procédures formalisées : adoptez une structuration rigoureuse. Suivez le plan imposé, répondez à chaque exigence et valorisez votre offre selon les critères de jugement pondérés. La forme compte autant que le fond. Le respect des règles formelles conditionne l’admissibilité de votre offre.

    Procédures négociées/dialogue : adoptez une approche collaborative. Démontrez votre compréhension des enjeux sous-jacents et proposez des solutions innovantes qui dépassent la demande initiale. Le dialogue compétitif valorise votre capacité à co-construire la solution.

    S’appuyer sur des outils d’aide à la rédaction

    Vos équipes manquent de temps pour répondre aux appels d’offres. Automatisez les parties récurrentes : présentation de l’entreprise, méthodologie, moyens techniques. Constituez une bibliothèque de contenus que vous personnalisez selon chaque consultation.

    La solution Avaeda divise par 5 votre temps de rédaction. Intégrée dans Word, elle génère des contenus personnalisés à partir de vos documents et du dossier de consultation (DCE). Vous gagnez 80% de temps tout en préservant votre expertise et votre différenciation. Cette solution d’IA optimise la gestion de vos réponses aux appels d’offres.

    Maîtriser les types pour gagner en efficacité

    Connaître les types de marchés publics vous permet de qualifier rapidement les opportunités et d’adapter votre stratégie. Vous qualifiez rapidement les opportunités pertinentes, adaptez votre stratégie selon chaque procédure et concentrez vos ressources sur les consultations où vous disposez d’un avantage compétitif.

    Les trois catégories de marchés publics (travaux, fournitures, services) déterminent qualifications et poids prix/technique.
    Les procédures (adaptée, formalisée, négociée, dialogue) influencent délais et formalisme.
    Les formes particulières (bons de commande, accords-cadres, globaux) créent des opportunités récurrentes.

    Les hybridations vous offrent un avantage si vous les identifiez. Accords-cadres mixtes et marchés subséquents à bons de commande restent méconnus de 80% des candidats, réduisant la concurrence. 

    Le principe de liberté d’accès à la commande publique garantit que toute personne publique ou privée peut candidater, mais seule une organisation efficace, une bonne connaissance des règles et une maîtrise de la rédaction vous permettent de remporter ces contrats. La maîtrise des procédures de passation des marchés publics devient ainsi un avantage compétitif décisif, renforcé par des outils comme Avaeda qui automatisent vos réponses sans sacrifier votre différenciation.


    FAQ : Les différents types de marchés publics

    Quelle est la différence entre un marché à bons de commande et un accord-cadre ?

    Un marché à bons de commande est un contrat de marché public unique avec engagement sur un minimum et un maximum. L’acheteur émet des bons de commande selon ses besoins sans nouvelle consultation. Toutes les conditions (prix, prestations, délais) sont fixées dès le départ.

    Un accord-cadre définit seulement le cadre général. Les marchés subséquents précisent ensuite les conditions d’exécution, parfois après remise en concurrence des titulaires. L’accord-cadre offre plus de flexibilité à l’acheteur pour adapter ses besoins.

    Peut-on candidater sur un marché public sans références similaires ?

    Les références d’exécution pèsent lourd dans l’évaluation, surtout pour les marchés de services et travaux complexes. Sans références, deux solutions : constituez un groupement avec une entreprise expérimentée qui apporte les références manquantes, ou ciblez des marchés de faible montant (MAPA < 50K€) où les critères de jugement techniques sont moins exigeants pour acquérir vos premières références.

    Certains acheteurs acceptent des références partiellement similaires ou dans des secteurs connexes. Lisez attentivement le règlement de consultation pour identifier les exigences réelles.

    Comment identifier rapidement le type de marché dans un avis de publicité ?

    L’avis de marché mentionne toujours l’objet du marché (travaux/fournitures/services) et la procédure de passation (adaptée/appel d’offres ouvert/restreint/négociée/dialogue compétitif). Le montant du marché estimatif vous indique si vous êtes sous ou au-dessus des seuils européens.

    Pour les formes particulières, recherchez dans le titre ou la description : « accord-cadre« , « marché à bons de commande« , « conception-réalisation », « marché global ». Ces mentions apparaissent dès l’avis de marché.

    Les TPE peuvent-elles candidater sur les accords-cadres ?

    Absolument. Les accords-cadres multi-attributaires conviennent particulièrement aux TPE : l’acheteur sélectionne 3 à 5 titulaires de tailles diverses pour sécuriser ses approvisionnements. Votre agilité et réactivité constituent des atouts face aux structures plus lourdes.

    Concentrez-vous sur les accords-cadres de votre zone géographique (départementale ou régionale) avec des montants adaptés (50K€ à 300K€ sur 4 ans). Évitez les accords-cadres nationaux à gros volumes où les grands groupes dominent.

    Faut-il répondre séparément à chaque lot d’un marché alloti ?

    Oui, chaque lot nécessite une offre distincte avec adaptation du mémoire technique. Un marché divisé en 5 lots ne signifie pas « un dossier réutilisé 5 fois ». Chaque lot a des spécificités techniques, des critères de jugement pondérés différents, parfois des dates d’exécution distinctes. Cette pratique d’allotissement favorise l’accès à la commande publique pour les PME.